Qui donc pourrait prétendre connaitre cette fille-là,
Quand seulement son reflet, qui luit dans l’aurore née,
Suggère une âme tendre, mais ne s’apprivoise pas ?

Elle a les yeux pareils à l’aube qui annonce
Une journée de feu sur le vieil océan ;
Ses cils, grands gardiens à l’allure des ronces,
Difficile est l’accès dans son monde pénétrant.

Fragile, elle regarde l’horizon qui claironne
Dans ses rêves l’envolée, vers son bel idéal,
Sûre d’elle, foulant le sable elle tourne, machinale,
Elle entame sa danse qui dans l’air résonne.

Belle ombre, à l’automne, il faudra s’en aller,

Pour cette grande odyssée que ton destin crayonne.